Journée du Patrimoine : « À la découverte des écoles d'autrefois »

22/09/2020
Journée du Patrimoine : « À la découverte des écoles d'autrefois »

Un ciel menaçant et la crainte du Covid ont freiné la participation à la balade dans le bourg de Saint-Pal-de-Mons, ce samedi, à l'occasion de la Journée du Patrimoine. Intitulée "À la découverte des écoles d'autrefois dans le bourg de Saint-Pal-de-Mons", l'initiative a quand même réuni une dizaine de participants, qui, dans le respect des gestes barrière (masques et distanciation), ont écouté Daniel Durand, historien local, leur expliquer la naissance dès 1834 sur l'actuelle place Saint-Marc, d'une "école communale" à la suite de la loi Guizot, créant des écoles de garçons dans les communes de plus de 500 habitants.
Pendant cinquante ans, cette école "publique", tenue d'abord par des instituteurs laïques puis ensuite par des Frères, coexista avec des établissements religieux pour les filles, dirigés par les sœurs de St-Joseph et celles de la Croix (à l'emplacement de la Maison de Retraite), et que les visiteurs contemplèrent tour à tour. L'arrêt suivant fut pour les locaux de l'actuel club du 3e âge, qui abritèrent après 1889, l'école privée des Frères. Ceux-ci la fondèrent après les lois Ferry et Goblet (1881 et 1886), qui créèrent l'enseignement "public, obligatoire gratuit et laïque" pour les garçons et les filles.
Après un arrêt sur la place du village pour voir la maison Bonche, dans laquelle la mairie installa pendant dix ans (1890-1900) l'école publique dans un appartement exigu, les participants se dirigèrent en bas du village, rue des Cévennes, pour voir la "maison Robin", achetée alors par la Mairie, et qui aujourd'hui, a été transformée en immeuble HLM.
Pour Daniel Durand, "de 1900 à 1910, un bras de fer opposa la municipalité qui ne voulait faire aucun gros travaux dans ce bâtiment en mauvais état et l'Académie qui exigeait la construction d'un véritable groupe scolaire. Ce fut l'Académie qui dut malheureusement céder avant la guerre de 1914". À la fin de la promenade, un échange eut lieu avec l'animateur pour expliquer l'évolution de la situation scolaire au bourg et la fermeture de l'école publique en 1956, puis pour aborder les débats autour des écoles de hameaux (seule celle de Lichemiaille fut construite) et la place des Béates entre 1850 et 1910.