Saint Pal de Mons possède une histoire riche, marquée par des influences antiques, médiévales et modernes. Entre édification de lieux de culte, conflits historiques et mutations économiques, le village a su évoluer tout en préservant son identité. Ce récit retrace les grandes étapes de son passé et son patrimoine.
Dès l’Antiquité,
Saint-Pal-de-Mons fut très probablement une région de passage et de mélange, si l’on en croit les diverses origines latines ou celtes des noms de familles ou de lieux-dits.
Au XIème siècle,
Il existait vraisemblablement à l’emplacement de l’église actuelle une église et son prieuré, dédiés à Saint-Paul. Nous savons que cette église était basse, exiguë, avec des chapelles débordant sur l’extérieur de l’édifice. Le bourg de Saint-Paul ne devait se situer que sur le haut et le pourtour proche de la butte rocheuse située au-dessus des murs de soutènement en pierres « cyclopéennes » que l’on longe aujourd’hui Rue des Lilas.
Au XIIème siècle,
Fut construite la Chapelle Saint Julien la Tourette, au Lieu-dit Laval au-dessus des gorges de la Dunière, qui est restée jusqu’à nos jours un lieu de pèlerinage chaque année à Pentecôte. La Chapelle a récemment fait l’objet de quelques travaux : réfection du toit, de l’intérieur et des statues.
A la même époque se dressait également au Suc de Mons un château sur le promontoire rocheux. Ce château sera démantelé au XVIème siècle. Saint-Paul était divisé alors en deux mandements: celui du prieuré de Saint-Paul et celui du château de Mons, d’où le nom primitif de Saint-Paul-de-Mons, devenu par la suite Saint Pal de Mons. La région était alors commandée par l’évêque du Puy, comte du Velay.
Saint-Pal-de-Mons connut au fil des siècles des tribulations de toutes sortes.
La guerre de Cent Ans y vit beaucoup de massacres. En 1381, le village de La Vialatte fut complètement détruit et ses habitants tués.
Lorsque le protestantisme se développa sur cette terre très catholique,
le château de Mons fut assiégé et pris en 1573 par le lieutenant du Baron des Adrets, qui commandait les troupes protestantes. Il fut repris en 1574 par assoiffement par les catholiques sur les ordres du marquis de Saint-Vidal, les assiégeants détournant les eaux qui alimentaient le château.
Pendant la Révolution,
Les prêtres insermentés furent cachés et protégés par la population.
Au début du 19ème siècle,
Alors que le calme et la liberté du culte s’installent à nouveau, la Commune comptait 1330 habitants qui vivaient pour la majorité d’entre eux de l’agriculture. On y pratiquait également des activités artisanales. Dans les campagnes, à proximité des rivières, on filait la soie dans les moulinages. Au bourg, on fabriquait des rubans avec les métiers de barre. Il fut ainsi jusqu’à une époque récente où toute la Rue de Barthou s’adonnait à la passementerie. L’ancienne église fut remplacée en 1874. C’est un édifice de style roman, à trois nefs et un très grand déambulatoire dans le chœur.
La Commune comptait à la veille de la 1ère Guerre Mondiale jusqu’à 2500 habitants.